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Parc national de Banff

Parc national de Banff

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Parc national de Banff


 

Le parc national de Banff (anglais : Banff National Park) est situé dans les montagnes Rocheuses canadiennes, à 120 km à l'ouest de la ville de Calgary, dans la province de l'Alberta. Sa date de création, 1885, en fait le plus ancien parc national canadien. Il est également inscrit depuis 1985 (pour le centenaire de sa création) au patrimoine mondial de l'UNESCO avec les autres parcs des montagnes Rocheuses canadiennes.

Ses 6 641 km2 de terrains montagneux comprennent de nombreux glaciers et champs de glace (icefields), des zones de forêts denses de résineux, et des paysages de type alpin. Le parc est prolongé au nord par le parc national de Jasper. À l'ouest s'étendent le parc national de Yoho, le parc national de Kootenay. La seule localité importante du parc est Banff, où se situe le centre d'information.

La construction, à la fin du XIXe siècle, du chemin de fer Canadien Pacifique joue un rôle décisif dans le développement économique de Banff. C'est un peu plus tard, au début du XXe siècle, que débute la construction de liaisons routières rapprochant Banff du reste de la région. Ces routes, parfois construites par des prisonniers des camps d'internement, font partie des projets de travaux publics encouragés à l'époque de la Grande Dépression pour résoudre les problèmes socio-économiques. Depuis les années 1960, les différents équipements et infrastructures disponibles au parc sont ouverts au public pendant l'année entière, et le nombre de visiteurs ne cesse d'augmenter, pour dépasser les 5 millions dans la seule année 1990. En outre, des millions d'autres voyageurs traversent chaque année le parc national en empruntant la Route transcanadienne.

Mais ces chiffres exceptionnels, qui placent le parc national de Banff parmi les plus visités du monde, n'en sont pas moins problématiques sur le plan environnemental. La grande intensité des activités touristiques menace en effet la santé des écosystèmes du parc. Parcs Canada, l'organisme gestionnaire des parcs nationaux canadiens, a réagi à cette situation préoccupante en lançant, au milieu des années 1990, une étude sur deux ans qui a permis, à terme, de fixer des objectifs de gestion durable du parc, et de mettre en place de nouvelles politiques de préservation des écosystèmes.

Géographie

 

Le parc national de Banff est situé dans l'ouest de l'Alberta, à la frontière de la Colombie-Britannique. Il est entouré d'autres parcs nationaux : le parc national de Jasper au nord, le parc national de Yoho à l'ouest, et le parc national de Kootenay et les parcs provinciaux mont Assiniboine et Height of the Rockies au sud. La région de Kananaskis et de Canmore comprennent les parcs provinciaux de Spray Valley et Peter Lougheed, les parcs provinciaux sauvages Don Getty, de Bow Valley, et l'aire sauvage de Ghost River qui sont situés au sud et à l'est de Banff. Au nord-est du parc sont situées les aires sauvages de Siffleur et White Goat.

La route transcanadienne traverse le parc national de Banff, en partant de Canmore, à l'est, jusqu'au parc national de Yoho, en Colombie-Britannique, à l'ouest, en passant par Banff et Lake Louise et le col du Cheval-qui-Rue. La ville de Banff est le principal carrefour commercial dans le parc national. Le village de Lake Louise est situé à la jonction de la route Transcanadienne et de la promenade des Glaciers.

Le nord du parc est, quant à lui, accessible par la promenade des Glaciers, une route de 230 km reliant Lake Louise à Jasper en passant par la vallée de la Bow. Elle suit ensuite le ruisseau Mistaya jusqu'à Saskatchewan Crossing où elle croise la route David Thompson. Elle longe ensuite la rivière Saskatchewan Nord jusqu'au champ de glace Columbia et la limite du parc national de Jasper.

Relief

 

Les Rocheuses canadiennes sont constituées de plusieurs chaînes orientées nord-ouest/sud-est, les contreforts des Rocheuses, les chaînons frontaux (Front Ranges), les chaînons principaux (Main Ranges) et les chaînons de l'Ouest (Western Ranges). Suivant de près la ligne de partage des eaux, les chaînons principaux constituent l'épine dorsale des Rocheuses canadiennes. Le parc national de Banff s'étend vers l'est à partir de la ligne de partage des eaux et comprend le versant est des chaînons principaux et une grande partie des chaînons frontaux.

Le paysage de Banff est également marqué par l'érosion glaciaire, avec des vallées profondes en forme de U et de nombreuses vallées suspendues qui se terminent souvent en chute d'eau. Des montagnes à l'aspect pyramidal, telles que le mont Assiniboine, ont été façonnées par l'érosion glaciaire. De nombreuses petites gorges existent également, comme le canyon Mistaya et le canyon Johnston. L'altitude dans le parc varie de 1 350 m dans la vallée de la Bow à 3 618 m au sommet du mont Assiniboine.

Les limites occidentales et septentrionales du parc sont délimitées par de nombreux cols, dont les plus connus sont les cols du Cheval-qui-Rue (1 627 m), Sunwapta (2 023 m), Vermilion (1 680 m) et Bow (2 088 m), qui sont accessibles par la route et le col Howse (1 539 m), un important col historique qui fut important lors de la traite des fourrures.

Géologie

 

Les Rocheuses canadiennes sont composées de roches sédimentaires, schiste, grès, calcaire et quartzite, dont l'origine est le dépôt de sédiments dans une mer intérieure. Les formations géologiques des montagnes de Banff sont datées entre le Précambrien et le Jurassique. Les montagnes se sont formées il y a 80 et 120 millions d'années, par faille inverse4. Au cours des derniers 80 millions d'années, l'érosion a fait payer un lourd tribut aux paysages, avec une érosion plus intense dans les contreforts et les chaînons frontaux que dans les chaînons principaux. Les montagnes autour de Banff en présentent plusieurs formes différentes selon la composition des dépôts rocheux, les couches et leur structure.

De nombreuses montagnes de Banff sont constituées de couches sédimentaires ayant une inclinaison de 50 à 60 degrés. De telles montagnes à pente raide ont un côté escarpé et un autre à pente plus progressive qui suit la stratification des formations rocheuses comme, le mont Rundle, près de Banff. Les montagnes de Banff comprennent d'autres types : complexe, irrégulier, anticlinal, synclinal, crénelé, dentelé et sawback.

Le mont Castle a une forme crénelée, avec des pentes abruptes et des falaises. Sa section supérieure est composée d'une couche de schiste du Paléozoïque comprise entre deux couches de calcaire. Des montagnes dentelées comme le mont Louis présentent des sommets pointus et déchiquetés. La chaîne Sawback, constituée de couches sédimentaires inclinées, a été érodée par le biais de ravines. Des dépôts d'éboulis sont fréquents dans le piémont de beaucoup de montagnes et de falaises.

 

Camps d'internement

Pendant la Première Guerre mondiale, les immigrants d'Autriche, de Hongrie, d'Allemagne et d'Ukraine sont envoyés à Banff pour travailler dans des camps d'internement. Le camp principal est situé à Castle Mountain, puis est transféré à Cave and Basin durant l'hiver. Beaucoup d'infrastructures et de routes sont réalisées par ces internés canadiens d'origine slave.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, des camps d'internement sont, une nouvelle fois, mis en place à Banff, avec des camps installés à Lake Louise, Stoney Creek, et Healy Creek. Les prisonniers sont, en grande majorité, des mennonites de la Saskatchewan. Les Japonais ne sont pas internés à Banff au cours de la Seconde Guerre mondiale, mais plutôt dans le parc national Jasper, où les détenus travaillent sur la route Yellowhead et d'autres projets.

Grande Dépression

En 1931, le gouvernement du Canada promulgue la loi sur Unemployment and Farm Relief pour relancer l'économie pendant la Grande Dépression. Des projets de grands travaux publics sont organisés dans les parcs nationaux. À Banff, les travailleurs construisent une nouvelle piscine et des bains pour le complexe thermal de Upper Hot Springs, en complément de Cave and Basin. D'autres projets concernent la construction de routes dans le parc, des travaux autour de la ville de Banff, et la construction d'une autoroute reliant Banff à Jasper. En 1934, la loi sur les projets de construction est adoptée, en fournissant un financement continu pour les projets de travaux publics. Dans les nouveaux projets figurent la construction d'un bâtiment administratif à Banff.

En 1940, la Promenade des Glaciers atteint les champs de glace Columbia dans la région de Banff, et relie Banff à Jasper.

Sports d'hiver

Les activités liées aux sports d'hiver commencent à Banff dès février 1917, avec le premier Carnaval d'hiver de Banff. Un grand palais de glace, construit par les internés des camps, est la vedette du carnaval 1917.

Pendant le carnaval, des événements sportifs sont organisés : ski de fond, saut à ski, curling, raquette et ski joëring. Dans les années 1930, la première station de ski alpin, Sunshine Village, est créée par Brewsters. Sur le mont Norquay, un domaine skiable est également créé pendant les années 1930, le premier télésiège est installé en 1948.

Dans les années 1960, la route transcanadienne est construite, offrant un nouvel axe routier dans la vallée de la Bow, en complément de la promenade de la Vallée-de-la-Bow, rendant le parc plus accessible. Toujours dans les années 1960, l'aéroport international de Calgary est construit. À partir de 1968, date à laquelle l'hôtel Fairmont Banff Springs est aménagé pour pouvoir accueillir des clients en hiver, Banff est fréquenté par les touristes tout au long de l'année26.

Le Canada s'est porté candidat plusieurs fois pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver, en proposant le site de Banff. La première fois en 1964, mais le comité olympique choisit Innsbruck, en Autriche. Une deuxième tentative est faite en 1968, mais les Jeux d'hiver sont attribués à Grenoble en France. Une fois de plus, Banff se porte candidat pour les olympiades d'hiver de 1972, avec le projet de les organiser à Lake Louise. Cette candidature est la plus controversée par les groupes de pression environnementaux, car parrainée par L'Impériale. Cédant à la pression, Jean Chrétien, alors ministre de l'Environnement, ministre de tutelle de Parcs Canada, retire la candidature.

Lorsque le Canada accueille enfin les Jeux olympiques d'hiver en 1988 à Calgary, les épreuves de ski de fond se déroulent au parc provincial de Canmore Nordic Centre à Canmore, en Alberta, situé sur le bord oriental du parc national Banff.

Préservation

 

Depuis la Loi sur les parcs nationaux des montagnes Rocheuses, les lois ultérieures et les politiques mises en œuvre ont davantage mis l'accent sur la préservation. L'opinion publique est désormais très sensibilisée à la protection de l'environnement. Parcs Canada a suivi de nouvelles politiques en ce sens depuis 1979. La Loi sur les parcs nationaux est modifiée en 1988 et fait de la préservation de l'intégrité écologique la priorité absolue de toutes les décisions de gestion de parc. Par ailleurs, la loi exige de chaque parc la production d'un plan de gestion incluant une plus grande participation du public.

En 1984, le parc de Banff est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO, ainsi que les autres parcs nationaux et provinciaux qui forment les Parcs des montagnes Rocheuses canadiennes. Pour ses paysages de montagne présentant des sommets, des glaciers, des lacs, des cascades, des canyons et de grottes calcaires remarquables, mais aussi pour les fossiles trouvés ici. Avec cette inscription, s'est ajouté de nouvelles obligations pour la préservation.

Au cours des années 1980, Parcs Canada privatise des services du parc tels que les terrains de golf, et augmente les tarifs pour l'usage d'autres installations et services afin de compenser les restrictions budgétaires.

En 1990, la ville de Banff se constitue en corporation municipale afin de permettre aux résidents locaux d'avoir un droit de regard au sujet de toute proposition d'évolution. Dans les mêmes années, les plans de développement du parc, y compris l'extension de Sunshine Village, sont contestés par des procès intentés par la société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP). Dans le milieu des années 1990, le Banff-Bow Valley Study est lancée pour trouver les moyens de mieux faire face aux préoccupations environnementales et aux questions relatives au développement du parc.

Milieu naturel

Le parc national de Banff est entièrement compris dans la région écologique des montagnes boisées du Nord-Ouest. Il est aussi entièrement compris dans la région écologique de niveau II de la cordillère occidentale et la région écologique de niveau III des rocheuses canadiennes.

Flore

Le parc national de Banff comporte trois étagements : montagnard, subalpin et alpin. L'étage montagnard, qui compose 3 % du parc, est situé entre 1 350 et 1 500 m. Les forêts des zones sèches sont surtout composées de Douglas taxifolié (Pseudotsuga menziesii), de Peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), de Pin tordu (Pinus contorta), le tout accompagné de graminées. Les zones les plus humides sont composées d'Épinette blanche (Picea glauca), de Peuplier baumier (Populus balsamifera) et de prés d'arbustes. Les zones de l'étage montagnard, qui tendent à être l'habitat favori de la faune, ont subi un développement important des activités humaines au cours des années.

L'étage subalpin, constitué principalement de forêts denses, compose 53 % de la région de Banff. Elle est divisée en deux niveaux soit le subalpin inférieur et le subalpin supérieur. Les forêts d'Épinette d'Engelmann (Picea engelmannii) et de Pin tordu et de Sapin subalpin (Abies lasiocarpa) composent la partie inférieure qui est située entre 1 500 et 2 000 m. La partie supérieure (entre 2 000 et 2 300 m) est, quant à elle, composée d'Épinette d'Englemann, de Sapin subalpin et est parsemée de prés d'arbustes nains dans les couloirs d'avalanche. Le parc est quelquefois infesté par le Dendroctone du pin poderosa, un insecte indigène des Rocheuses, qui s'attaque aux vieux pins tordus. Le parc procède à des brûlages dirigés dans le but de réduire la propagation de l'infestation et de régénérer les pinèdes.

44 % du parc est situé au-dessus de la limite des arbres (située à environ 2 300 m d'altitude), dans l'étage alpin. Cet étage présente quelques prairies alpines, mais aussi de la roche nue, de la neige et des glaciers.

Faune

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Les animaux représentatifs du parc sont le wapiti (Cervus canadensis), l'orignal (Alces alces), la Chèvre de montagne (Oreamnos americanus), le Mouflon canadien (Ovis canadensis), l'Ours noir (Ursus americanus), le Grizzli (Ursus arctos horibilis) et le caribou (Rangifer tarandus). 56 espèces de mammifères ont été recensées dans le parc. Le Grizzli et l'Ours noir vivent dans les régions boisées. Le couguar (Puma concolor), le Lynx du Canada (Lynx canadensis), le Carcajou (Gulo gulo), la belette (Mustela sp.), la Loutre de rivière (Lontra canadensis) et le loup (Canis lupus) sont les principaux mammifères prédateurs. Le Wapiti, le Cerf-mulet (Odocoileus hemionus) et le Cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) sont communs dans les vallées du parc, y compris autour de (et parfois dans) la ville de Banff, alors que l'orignal a tendance à être plus discret, restant essentiellement dans les zones humides et près des cours d'eau.

La Chèvre de montagne, le Mouflon canadien, la Marmotte des Rocheuses (Marmota caligata) et le Pika d'Amérique (Ochotona princeps) sont très répandus dans l'étage alpin. Le Castor du Canada (Castor canadensis), le Porc-épic d'Amérique (Erethizon dorsatum), l'Écureuil roux (Tamiasciurus hudsonicus), le Tamia mineur (Tamias minimus) et le Tamia amène (Tamias amoenus) sont les petits mammifères le plus communément observés. En 2005, seulement 5 caribous ont été recensés dans le parc, ce qui en fait l'une des espèces de mammifères les plus rares du parc.

En raison de la rudesse des hivers, peu de reptiles et d'amphibiens vivent dans le parc. Une seule espèce de crapaud, trois espèces de grenouilles, une seule espèce de salamandre et deux espèces de serpents y ont été identifiées.

Au moins 280 espèces d'oiseaux sont présentes à Banff, dont des prédateurs comme le Pygargue à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus), l'Aigle royal (Aquila chrysaetos), la Buse à queue rousse (Buteo jamaicensis), le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus), et diverses espèces de faucons, dont le Faucon émerillon (Falco columbarius). Des espèces communes comme le Mésangeai du Canada (Perisoreus canadensis), le Pic à dos rayé (Picoides dorsalis), le Merlebleu azuré (Sialia currucoides), le Cassenoix d'Amérique (Nucifraga columbiana), la Mésange de Gambel (Poecile gambeli) et le Pipit spioncelle (Anthus spinoletta) se rencontrent fréquemment dans les zones de basse altitude. Le Lagopède à queue blanche (Lagopus leucura) est un oiseau se nourrissant au sol qui est souvent vu dans les zones alpines. Les rivières et les lacs sont fréquentés par une centaine d'espèces différentes, parmi lesquelles on trouve le Plongeon huard (Gavia immer), le héron et le Canard colvert (Anas platyrhynchos) qui passent l'été dans le parc.

Une variété d'escargot, la Physe des fontaines de Banff (Physella johnsoni), qui se retrouve seulement dans sept sources thermales de Banff est signalée parmi les espèces menacées d'extinction. Le caribou des bois, que l'on trouve à Banff, et le grizzly ont un statut d'espèce vulnérable.

Tourisme

 

Le parc national de Banff est la destination touristique la plus fréquentée de l'Alberta et l'un des parcs nationaux le plus visité en Amérique du Nord, avec 3 226 978 visiteurs en 2011-20121. En été, 42 % des visiteurs du parc viennent du Canada (23 % de l'Alberta), tandis que 35 % viennent des États-Unis et 20 % d'Europe. Le tourisme représente 6 milliards de dollars pour l'économie du Canada. Un laissez-passer est nécessaire pour s'arrêter dans le parc et les contrôles sont fréquents pendant les mois d'été, en particulier à Lake Louise et au départ de la Promenade des Glaciers. Ce permis n'est pas nécessaire pour traverser le parc sans s'arrêter, comme 5 millions de personnes environ qui empruntent chaque année la Route transcanadienne3.

 

De nombreuses activités sont possibles dans le parc ; les sources thermales de Upper Hot Springs, un terrain de golf de 27 trous à l'hôtel Fairmont Banff Springs, et trois stations de ski Sunshine Village, Lake Louise, et celle du Mont Norquay. Un réseau de sentiers permet de nombreuses randonnées, qui peuvent durer plusieurs jours. D'autres activités sont possibles en été comme en hiver (camping, escalade, équitation, ski, ski nordique). L'utilisation des terrains de camping, des refuges du Club Alpin du Canada, ou d'autres installations nécessite de se procurer un permis d'accès à l'arrière-pays. Une réservation pour un emplacement de camping est également recommandée.

Gestion du parc

La direction du Parc national de Banff est assurée par Parcs Canada, dans le cadre de la Loi sur les parcs nationaux adoptée en 1930. Pour l'année financière 2011-2012, l'agence dispose d'un budget de 696 millions de dollars pour gérer 42 parcs nationaux, 956 lieux historiques nationaux — dont 167 gérés directement par l'agence — et quatre aires marines nationales de conservation. Au fil du temps, les politiques de gestion de parc ont privilégié la protection de l'environnement sur le développement.

En 1964, une déclaration de politique générale réaffirme les idéaux de conservation énoncés dans la Loi de 1930. Avec la candidature controversée de 1972 pour les Jeux olympiques d'hiver, les groupes environnementaux sont devenus plus influents, ce qui incite Parcs Canada à retirer son soutien à cette candidature. En 1988, la Loi sur les parcs nationaux est modifiée, définissant comme prioritaire le maintien de l'intégrité écologique. L'amendement a également permis aux organisations non gouvernementales d'intenter des procès à Parcs Canada pour violations de la Loi. En 1994, Parcs Canada établit les Principes directeurs et politiques d'exploitation, qui prévoit un mandat pour le groupe chargé d'étudier la vallée de la Bow afin de rédiger des recommandations de gestion. Comme pour les autres parcs nationaux, celui de Banff est tenu d'avoir un plan de gestion du parc.

Sur un niveau provincial, la zone du parc et les communautés incluses (autres que la ville de Banff qui est une Corporation municipale) sont administrées par le ministre fédéral responsable de Parcs

Impact humain

Écologie

Dès le XIXe siècle, les humains ont un impact sur l'écologie de Banff par l'introduction d'espèces non indigènes, le contrôle sur les autres espèces, le développement dans la Bow Valley, ainsi que d'autres activités humaines.

La route transcanadienne est problématique en raison de la circulation routière qui présente des risques pour la faune et est un obstacle à la migration des espèces sauvages. Le grizzly fait partie des espèces les plus touchées par l'autoroute ainsi que par l'ensemble des autres développements qui provoquent la fragmentation du paysage. Des écoducs, une série de tunnels, deux passages à faune ont été construits à un certain nombre de points le long de la route transcanadienne pour atténuer ce problème.

Le bison vivait autrefois dans les vallées de Banff et était chassé par les populations autochtones. Le dernier bison a été tué en 185834. Le wapiti n'est pas indigène à Banff mais a été introduit depuis le parc national de Yellowstone en 1917 avec 57 wapitis. L'introduction de l'élan à Banff, combinée à des contrôles sur le coyote et le loup par Parcs Canada au début des années 1930, a causé un déséquilibre de l'écosystème. D'autres espèces ont été évincées de la vallée de la Bow notamment le grizzli, le couguar, le lynx, le carcajou, la loutre et l'orignal.

À partir de 1985, les loups gris ont recolonisé des zones de la vallée de la Bow. Toutefois, la population de loups a des difficultés à s'implanter, 32 loups ayant été tués le long de la route transcanadienne entre 1987 et 2000, laissant seulement 31 loups dans la région.

La population de l'Omble à tête plate (Salvelinus confluentus) et d'autres espèces de poissons originaires des lacs de Banff a également diminué après l'introduction d'espèces non indigènes comme l'Omble de fontaine (Salvelinus fontinalis) et la Truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss). Le Touladi (Salvelinus namaycush), la Truite fardée (Oncorhynchus clarki) et la Bouche coupante (Acrocheilus alutaceus) sont également des espèces indigènes qui deviennent rares, tandis que le Saumon Chinook (Oncorhynchus tshawytscha), l'Esturgeon blanc (Acipenser transmontanus), la lamproie du Pacifique (Lampetra tridentata) et le naseux des rapides de Banff (Rhinichthys cataractae smithi) sont probablement éteintes localement46. Le naseux des rapides de Banff, sous-espèce endémique de Banff, est aujourd'hui une sous-espèce éteinte.

Gestion des incendies

La direction de Parcs Canada organise la lutte contre l'incendie depuis que le parc national Banff a été créé. Depuis le début des années 1980, Parcs Canada a adopté une stratégie d'écobuage, qui permet de limiter les effets catastrophiques des incendies.

Aménagement

En 1978, l'agrandissement de la station de ski Sunshine Village est approuvé. Il prévoit l'adjonction de parking, l'extension de l'hôtel et l'aménagement de la montagne de l'Œil de Chèvre (Goat's Eye Mountain ). La mise en œuvre de ce projet d'aménagement est retardée dans les années 1980, pendant qu'une évaluation de l'impact environnemental est menée. En 1989, Sunshine Village retire sa proposition d'agrandissement, à la lumière des réserves gouvernementales et présente un projet révisé en 1992. Ce nouveau plan est approuvé par le gouvernement, en attendant un bilan environnemental.

Par la suite, la société pour la nature et les parcs du Canada (SNAP) intente une action juridique devant les tribunaux qui suspend le développement. La SNAP fait également pression auprès de l'UNESCO pour que l'inscription au patrimoine mondial du parc de Banff soit révoquée, à cause des risques que ce projet d'aménagement fait courir à la santé écologique du parc.

Groupe d'études de la vallée de la Bow

Bien que la Loi sur les parcs nationaux et l'amendement de 1988 mettent l'accent sur l'intégrité écologique, dans la pratique, le parc de Banff souffre des incohérences dans l'application des politiques. En 1994, le Groupe d’études de la vallée de la Bow est chargé par Sheila Copps, le ministre responsable de Parcs Canada, de fournir des recommandations sur la façon de gérer au mieux l'usage humain et le développement et de maintenir l'intégrité écologique.

Pendant les deux ans pendant lesquels le Groupe d'études de la vallée de la Bow travaille, les projets de développement sont interrompus, y compris l'agrandissement de la station de ski Sunshine Village et l'élargissement de la route transcanadienne entre Castle Junction et Sunshine. Le groupe a publié plus de 500 recommandations, comme de limiter la croissance de la ville de Banff, plafonnant la population à 10 000 habitants, mettre un quota de fréquentation sur les sentiers de randonnée populaires et réduire le développement dans le parc.

Une autre recommandation préconise de clôturer la ville pour réduire les rencontres entre les humains et les wapitis. Cette mesure a également pour but de réduire l'accès de la ville aux wapitis qui viennent s'y réfugier pour échapper aux prédateurs, comme les loups qui ont tendance à éviter la ville.

Lors de la publication du rapport, Sheila Copps a accepté immédiatement la proposition de plafonner la population de la ville. En réponse aux préoccupations et recommandations soulevées par le Groupe d'études de la vallée de la Bow, un certain nombre de plans de développement ont été réduits dans les années 1990. Les projets visant à ajouter neuf trous au golf de Banff Springs ont été abandonnés en 1996.

Canmore

Avec la limitation de croissance de la ville de Banff, Canmore, situé juste à l'extérieur des limites du parc de Banff, connaît une croissance rapide afin de répondre à la demande croissante des touristes.

L'une des principales propositions d'aménagement de Canmore concerne le golf des Trois Sœurs, proposé en 1992, qui a fait l'objet de débats controversés. Les groupes environnementaux faisant valoir que le développement provoquerait une fragmentation importante des corridors biologiques dans la vallée de la Bow


 

Parc national de Banff
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