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Massif du Garlaban

Massif du Garlaban

Massif du Garlaban

Le massif du Garlaban surplombe la ville et la plaine d'Aubagne dans le département français des Bouches-du-Rhône. Il culmine à 731 mètres d'altitude.

C'est un massif calcaire datant de la fin du Mésozoïque. Sa formation est attribuée à des plissements de terrain datant du Crétacé supérieur.

Il contient des sommets comme Tête Rouge (dénommée ainsi à cause de sa forme et sa couleur ocre donnée par la bauxite) ou le Taoumé (là où se trouve la grotte du Grosibou, célèbre grotte des romans La Gloire de mon père et Le Château de ma mère de Pagnol).

Toponymie

Le nom de Garlaban semble trouver son origine dans le sens des deux mots qui le composent : gardia (vigie, poste d'observation, lieu de garde) pour désigner la vigie qui aurait existé au sommet du Garlaban ; laban (grotte en provençal).

Mais dans son dictionnaire Lou trésor du félibrige, Frédéric Mistral donne une autre définition. Il viendrait de l'association des mots gar ou guer (sommet en basque et en arabe) et laban (blanc en hébreu) et aurait été utilisé pour la première fois par des navigateurs phéniciens.

Géographie

C'est aussi le nom d'un de ses plus haut sommets, le Garlaban, qui culmine à 714 m d'altitude. Le point culminant du massif est la Butte des Pinsots (731 m), située en arrière du Garlaban, et de ce fait peu visible. Le Garlaban est visible dans une grande partie du sud du département des Bouches-du-Rhône. De Marseille à la vallée de l'Huveaune, de l'autoroute de Toulon à celle d'Aix-en-Provence, le rocher s'impose au regard. Il était autrefois le repère pour les marins naviguant dans la baie de Marseille.

Écologie

Il y a quelques dizaines d'années, le massif du Garlaban était une grande forêt. Maintenant, la garrigue règne partout où le feu est passé, car ce massif a été traversé et ravagé de nombreuses fois par le feu. On peut retenir 5 dates de grands feux dans le massif : 1918, 1942, 1979 (plus de 3 000 hectares), 1983 (plus de 1 500 hectares), 1997 (le grand feu de Marseille a ravagé plus de 3 000 hectares de forêt dont une partie dans le Garlaban).

On peut tout de même trouver quelques restes de forêt dans le massif, avec quatre espèces : le pin d'Alep, majoritaire, et le pin sylvestre, le chêne vert et le chêne pubescent (ou chêne blanc). Certaines zones (comme le vallon du Passe-Temps) sont encore assez boisées et hébergent des sangliers.

La majorité du massif est recouverte de la garrigue habituelle de ce secteur de la méditerranée, composée essentiellement de buissons et de plantes basses (cade, romarin, thym, Chêne kermès, Immortelle d'Italie, etc.)

Histoire

Connues depuis l'Antiquité, les grottes du massif du Garlaban ont abrité des tribus sédentaires vivant de la chasse dans les grandes forêts qui le recouvraient alors.

Arts et littérature

En 1982, ce haut lieu chargé de magie, après avoir inspiré Marcel Pagnol, a été le point de départ et de ralliement d'un groupe de poètes et d'artistes qui a pris pour nom Les Cahiers de Garlaban. Un de ses animateurs, Jean-Luc Pouliquen en a fait le cadre de son récit Un Griot en Provence, publié par L'Harmattan en 2012.

— Marcel Pagnol, La Gloire de mon père

Massif du Garlaban
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